Lundi 7 avril 2008

























A la suite de mon livre "EROS CENTER : OUVRONS!" avec ma lettre à Monsieur SARKOZY ... Un premier article dans la presse du jour en attendant les prochains.
J'espère que ce livre fera bouger les choses !

Il est en vente sur LULU.COM en format livre (12.50 euros) OU en téléchargement à seulement 2.50 euros  (140 Pages)
voici l'adresse :

http://www.lulu.com/content/2286344

ARTICLE CHARENTE LIBRE :
http://www.charentelibre.com/article-11-plaidoyer-d-une-prostituee-pour-les-maisons-closes.html?id_article=204337

par LAURA publié dans : Politique
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Mercredi 26 mars 2008





























Ce livre est dédié à toutes les femmes et jeunes femmes qui connaissent les affres du trottoir ou des bars à hôtesses malfamés, à toutes celles qui sont sournoisement rackettées, frappées, torturées, parfois tuées dans l’indifférence générale, à toutes celles qui souffrent chaque jour encore d’insultes et d’exclusion sociale …

 

Au 21ième siècle, alors que sur un plateau de télévision, l’excellent Fabrice LUCHINI raconte avec la verve qu’on lui connaît, avec une fantaisie vive et créatrice, sa première expérience avec une prostituée … Alors que le sujet n’est plus tabou aux yeux de la plupart des français…Alors que nos pays voisins ont géré ce secteur d’activité en constatant les effets pervers des interdictions… Notre gouvernement reste à la traîne et ferme les yeux sur des faits avérés : Esclavage des filles, proxénétisme, drogue, argent sale…

 

Je m’appelle ROSEN, je me prostitue depuis 18 ans, je me prostitue depuis le jour où j’ai du faire face seule à l’entretien et à l‘éducation de mes 6 enfants.

Mon livre est disponible ici : Relié ou en telchargement

http://www.lulu.com/content/2286344


Imprimé: 135 pages, 6" x 9", perfect reliure, noir et blanc encre intérieure

 

 

par LAURA publié dans : Politique
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Mercredi 9 janvier 2008
De plus en plus de filles ne peuvent finir leur fin de mois sans pratiquer la prostitution de survie .... Quelques passes et le mois est fini ?
  pourquoi ne pas leurs apporter une solution securisée ?
 un endroit sans risque ?
 les temps sont durs
les jeter en pature aux malades est ce la bonne solution?
 aux dangers de la rue?
des hommes?
 des passagers sans coeur?
 mesdames vos hommes en ont besoin et donc vous en avez besoin...
rejoignez moi!
 
par LAURA
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Mardi 1 janvier 2008

         

             Je tiens particulièrement à écrire et à partager avec vous, une grande partie de ma vie, peur être même la seule qui restera gravée à jamais dans ma mémoire car je doute, qu’après, il me sera possible de reprendre une existence normale.
          
          Etre, maman, mamie, femme, prostituée et chef de famille ce n’est pas simple du tout, croyez-moi !
        
         Debout tous les matins à six heures et couchée a vingt deux heures ou plus tard, sans jamais pouvoir se reposer sur des épaules solides, ou partager ses angoisses...C'est mon lot quotidien ...
           
           J’étais une jeune fille élevée à la campagne avec des principes, au milieu des animaux, de père militaire de carrière, une belle mère qui nous imposait une culture générale, des bonnes manières, de l’éducation.
 
          Comment peut-on, s’obliger à vendre ce que nos parents nous ont offert de plus précieux??? Je veux dire ... son corps sans aucun regret...
Peut être pour survivre dans une société qui nous l’impose ? qui nous y oblige ?
 
Je commencerais ce livre par respect pour celui qui chaque jour depuis deux années partage avec moi de longues journées d’angoisse, le seul qui m’aime "moi" et personne d’autre... mon bras droit, mon idole : Mon chien, il ne peux parler …dommage, ! Mais il ressent, c’est plus mon Fidel compagnon.
 
          
A la gloire d’Ulysse, mon ami
 
Les enfants du paradis sont des enfants sur terre
Alignés comme des radis, contre leur mère
Les enfants du paradis sont les enfants sur terre
Aux paupières arrondis, à l’iris délétère
L’iris délétère il est venu sur terre
Sans rien demander
Comme une pluie d’hiver, sur une ville inondée
Est-ce pour nous aider à supporter la peur du noir
Le tremblement de nos mémoires, le choc de nos mâchoires
Renvoyez-moi d’ou je viens, d’où je suis né, d’où je me souviens
Des perles de tendresse, sanglot de l’ivresse
Renvoyez-moi d’où je viens, sans le moindre mal vous savez bien
Que j’ai pas vraiment grandi depuis, le sang me frappe les tempes
Renvoyez-moi d’où je viens par le même canal, le même chemin
L’éternel douleur, de la vallée des pleurs
Renvoyez-moi pour mon bien, je n’en veux pas plus, je ne demande rien
Que de nager dans le grand liquide, comme un têtard aux yeux vides
Maman tout compte fait, tu sais le monde étouffait
Plus tu vas vers l’infini, plus tu sais que c’est fini
Que savez-vous de moi triste décors
Piétiner le reste quand le monde à la peste, ce qu’il te reste
C’est ma forme endormie, dans une couverture sur la banquette dure
C’est seule figure, ton seul paysage, couché comme une image
Le visage de l’ange qui dort dans son lange, tombée des cieux
D’une époque à vomir, ne plus rien voir, ne rien retenir
Tout ce qui te reste c’est la forme endormie sur la banquette dure
Comme une plume d’ange, tombée des cieux.
 
********
 
 Ma vie, je ne l’ai finalement passée  qu’avec les hommes. 
Lors de ma conception déjà, je dus partager l’utérus de ma mère avec ce sexe, nous étions deux et évidemment l’autre était UN MEC, mon frère jumeau.  
Nous sommes donc nés tous les deux, le vingt sept novembre mille neuf cent cinquante six, le matin, (je suis matinale), a quimper Finistère sud. Ma grand-mère ce jour là accompagnait ma mère, et attendait patiemment l’heureux événement de cette merveilleuse journée.
         Soudées, ces deux femmes l’étaient… Elles ne se quitteront jamais…  
par LAURA
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Mardi 1 janvier 2008

 

Deux enfants nous avaient devancés, une sœur et un frère, mais je dois vous le dire, un monde de femmes s’imposait à moi, ma grand-mère, ma mère et mes deux tantes… Une éducation féministe d’après guerre…
         Elles se partageaient généreusement les tâches, mes deux tantes n’avaient pas eu d’enfants, choix qu’elles avaient fait. Elles étaient plus jeunes que ma grand-mère et avaient vécu les deux guerres qui certainement avaient provoqué ce choix. Chacune des trois filles de ma grand-mère étaient différentes : Tante Marianne, qui allait s’occuper de moi, était une petite blonde décolorée, les cheveux tirés en arrière, avec toujours autour du cou un cordon noir garni d’une médaille. Tante Jeanne , destinée à éduquer mon frère était grande, les cheveux en bataille, toujours mal fagotée, une petite tare qui faisait que nous nous en amusions. Mes deux autres frères et sœurs allaient être pris en charge par ma mère et ma grand-mère…
Mon père était absent, il était militaire et donc a la guerre. L’Algérie voulait son indépendance et nous devions en ce temps là nous battre…
          
 
     Mon grand-père travaillait comme maçon et devait, à cette époque, être opéré d’un cancer de l’intestin, opération de laquelle il sortit glorieux. C’était un battant, nous avons grandi dans l’amour de toutes ses femmes et avec le soutient de cet homme. Mon père n’avait, je le sais aujourd’hui, pas compris qu’il était papa et oubliait fréquemment son devoir d’homme, l’armée était sa maîtresse préférée, les copains et l’alcool étaient devenus sa famille.
 
      Je grandis donc dans un milieu plein d’amour, et très sécurisant pour une enfant.
Ma mère nous soignait avec son cœur, et avec tout son amour qui nous construira, jour après jour, malgré un manque du à l’absence d’un homme … mon père.
Toutes les femmes qui nous entouraient nous câlinaient, l’amour berçait nos jours et nos nuits, nous vivions dans deux chambres et une cuisine, sans eau courante … mais qu’elle importance … Ce n’était pas une priorité dans ses années là….
 
       J’étais petite quand ma mère dut se battre pour moi à cause d’ une épidémie de méningite, appelée aussi « purpura fulgurant ».
J’étais très malade, je devais subir un traitement lourd et surtout cher pour une maman qui attendait l’arrivée d’une solde … solde qui  parfois était engloutie dans les bars par mon père.
 
Très touchée par la maladie, j’eus le même jour l’extrême onction et le baptême. Ma grand-mère fut réquisitionnée comme marraine et un cousin fit office de parrain. J’étais plongée dans le coma, le médecin ne laissait pas grand espoir… Je n’avais pas un an…
 
          Ma mère me donna l’amour nécessaire pour vivre. Je sortis du coma et fut sauvée : Etonnant dénouement, superbe revanche sur une maladie qu’on qualifiait a l’époque de mortelle.
       Se furent mes plus belles années !
 
 
          Octobre soixante quatre allait pour moi et deux de mes frères, tourner au drame, mes parents venaient de divorcer, et sur huit enfants, quatre allaient à chacun d’entre eux, idiotie de la justice ou erreur, je ne chercherai jamais à savoir…
Mon frère jumeau, un autre, âgé de onze moi de plus que nous et moi, allions subir le plus grand traumatisme de notre vie, un enlèvement organisé par la justice, et les services sociaux.
 
          Ma grand-mère nous donna une grande preuve d’amour se même jour, encore aujourd’hui, je la revois courir derrière ce car de gendarmerie et hurler :
 
 < Ne me prenez pas mes petits enfants !>
 
          Ils n’avaient pas compris que nous étions heureux, et que la, se terminait pour nous la plus importante et la plus heureuse partie de notre vie, le bonheur nous l’avons vécu dans la misère.
Cette période m’apportera la force de me battre tout au long de ma vie.
par LAURA
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Mardi 1 janvier 2008

 

Lors de, ce que je qualifie d’enlèvement, un car de gendarmes, un huissier de justice et une assistante sociale étaient de la partie.
Nous sommes montés de force dans ce car, presque sous les coups et sous les yeux de mon père … Ce père qui avait dû nous voir deux ou trois jours depuis notre naissance… Nous reconnaissait il du reste ?
Nous avons été déposés à la gendarmerie en attendant le convoyeur qui devait nous conduire dans notre nouvelle demeure. La route fut longue, nous sommes arrivés tard dans la soirée. Une nouvelle femme nous y attendait accompagnée de sa fille de douze ans.
Le lendemain de notre arrivée, nous devions, pour une raison, qui aujourd’hui encore me hante, nous faire photographier, à l’orée du petit bois proche la maison. Nos dessous et nos vêtements dans les mains et bien en évidence… surtout les tâches… Il s’agissait de bien nous montrer les soit disant mauvais soins de ma mère et de nous la faire détester.
Je fus kidnappée avec une robe écossaise que ma mère avait confectionnée avec beaucoup de soin et d’amour.
 
Dans cet endroit, sept années d’humiliation nous attendaient tous les trois, nous devions nous souder pour supporter les scènes de ménage, qui au fil du temps étaient d’une extrême violence.
Nous avions faim : Nous devions gagner notre pain à la sueur de notre front, et le travail imposé par cette marâtre, qui nous obligeait a l’appeler « maman » nous affaiblissait.
 
Trois autres enfants devaient voir le jour dans ce foyer à quatorze mois d’écart. Mon père plongeait chaque jour un peu plus dans l’alcool. Il devait fréquemment faire des cures qui ne lui servaient à rien, sauf à quitter ce lieu qui le plongeait dans une dépression sans espoir de guérison. Il avait épousé le diable, à l’en croire … Cette femme était mi-ange mi-démon, l’argent et la réussite étaient son seul espoir, sa qualité principale, le travail.
 
J’allais avoir neuf ans quand j’ai rejoint ce foyer, nous avons peut être eu quelques jours de bonheur, sûrement… mais si peu…
Une nouvelle école, de nouveaux copains, tout ceci aurait pu être une expérience sympathique si cette femme ne nous avait pas pris pour ses esclaves et si elle avait mis un point d’honneur à nous mettre dans la tête que rien ne serait arrivé si ma mère n’avait pas fautée…
A neuf ans comment comprendre les histoires de sexe ou d’amour de ces parents ?
 
Mon père et cette femme avaient acheté cette maison dans laquelle nous allions maintenant habiter : Il s’agissait d’une petite ferme acquise au terme de quinze années au service de l’armée. Mon père avait pris sa retraite de militaire ici, au fond des bois, à cinq kilomètres du village le plus proche appelé st Gervais les trois clochers.
Il y avait des écuries, et cinq hectares de terrain.
Je me souviens … Il y avait des lapins, des poules, des canards, un cochon, une chienne gitane – superbe boxer de quelques dix années – et enfin des chèvres qui elles, aux dires de mon père, nous appartenaient à nous ses enfants…Une chacun…
La maison comprenait une cuisine, trois chambres, un débarras. Il n’y avait pas de toilettes ni de salle de bain, mais nous disposions d’un puit pour l’eau : Nous devions nous laver dans l’écurie.
Nous avions un magnifique jardin. Mon père y passait des heures entières seul… Mon père aimait être seul…Parfois même il fuyait à la pêche qui était devenu son lieu favori dés cinq heure du matin…
 
La maison fut propre quelques temps peut être un ou deux ans mes souvenirs son lointain...Puis tout se dégrada…
 
par LAURA
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Mardi 1 janvier 2008

 

                      

Très vite, l’épouse de mon père nous initia à l’art du jardin et du travail dans une ferme, au tricot, à la broderie, à la couture, à la cuisine et à toutes les corvées de la maison.
 Une semaine deux d’entres nous, enfants, faisions la vaisselle, puis c’était au tour des deux autres.
Très vite nous passions de quatre à trois actifs : La fille de notre belle mère devait se consacrer à ses études et donc ne plus participer aux tâches.
Nous devions marcher pour aller à l’école du village, puis plus tard au collège, quand les frais de car n’avaient pas été acquittés. Nous transportions à manger dans nos sacs car notre belle mère trouvait la cantine bien trop chère… Cela nous coûtait à nous enfants le regard des autres … Ce regard qu’on pose sur les « pauvres ». Nous devions entrer dans la cantine et manger notre pain à nous … Ainsi cette femme en avait elle décidé.
 
Elle était imprévisible et nous ne comprenions pas ses contradictions : Elle passait très vite d’amie à ennemie.
Chaque jour il lui fallait une nouvelle victime, elle choisissait dans la famille, chez les voisins, dans l’entourage …
J’ai très vite compris qu’il valait mieux être son amie. Un de mes frères était rebelle et malheureusement en dut en payer très cher le prix. Je me pliais donc à ses désirs et faisais ses quatre volontés afin de vivre dans le calme. Cela me coûtait des heures de travaux forcés. J’étais couchée à minuit et parfois au delà et mon réveil sonnait à cinq heures du matin. Mes devoirs n’étaient jamais finis mais les notes étaient bonnes quand je le désirais.
L’intérieur de la maison se dégradait de jour en jour et notre habitation est très vite devenue une porcherie.
Notre père ne pouvait plus travailler, ma belle mère fut obligée de trouver un emploi et pour moi l’esclavage continua de plus belle.
Celui qui était sensé nous protéger passait son temps entre l’hôpital et la maison, ses colères étaient régulières, il fuyait dormir dans le grenier ou je devais lui apporter à manger en prenant quelques précautions…car l’alcool le rendait agressif et violent …
 
Il ne faisait pas montre de violence envers nous … Mais envers « elle », envers « ma marâtre »…Ce monstre qui avait pris notre vie et celle de notre père…Celle qui portait chez nous le pantalon…
 
La propre mère de ma marâtre habitait proche de nous. Tous les coups semblaient permis en mère et fille … Le pouvoir rongeait ma marâtre … Elle en voulait toujours plus jusqu’à racheter la maison de sa mère afin de lui louer et de lui envoyer un huissier si par malheur un loyer arrivait en retard…
Il s’agissait de guerres pour quelques sous, de vengeances sordides de femmes … Soit ma marâtre détestait l’autre soit elle l’aimait quand lui venait l’idée de s’en prendre plutôt au voisin… Difficile de comprendre …
 
 
Des moments de calme, nous en avions quand ils se disputaient violemment. Nous pouvions à ce moment là, profiter d’un temps de répit. Elle allait de procès en procès avec les voisins, et si par mal chance, elle avait tort, elle faisait appel... Les conflits remplissaient des parties de sa vie… Elle nous oubliait pendant ce temps là.
 
           Nous avions rien de parfait tous les trois bien sur mais nous avions le sentiment d’être malchanceux… Malchanceux d’avoir eu à faire à un juge pour le moins … expéditif …
 
            Sept années d’humiliations et de violences ce n’est pas facile pour se construire !
 
        Vive la justice !
 
           Ma mère avait fauté certes, j’en ai eu la confirmation des années après.
Mais nous, enfants, pourquoi nous avoir si sévèrement punis ? Nous n’avions rien fait !
par LAURA
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Mardi 1 janvier 2008

             

          

Cette femme nous envoyait en vacances chez ma tante paternelle et mon oncle qui demeuraient en banlieue parisienne. Elle avait un besoin irrésistible de montrer aux autres qu’ils avaient de l’argent. Elle voulait surtout faire croire aux autres et à nous que nous étions heureux… Nous y partions avec plaisir.
 
 Ma mère, quant à elle, ne faisait plus partie de notre vie. Bien des années plus tard, je pus me rendre compte qu’elle ne nous avait jamais oubliés : Elle et mes deux tantes nous envoyaient des colis et des lettres qui retournaient droit a l’expéditeur sauf une carte de ma tante qui fut collée au mur en guise de décoration. Cette carte représentait deux chats noirs sur fond bleu. Je dus tricher pour voir le nom de l’expéditeur, car ma marâtre avait collé une feuille blanche sur le verso de la carte.
Il s’agissait d’une punition qui nous était infligée à nous … pour punir ma mère !
Tristes personnages que sont ces personnes idiotes et sans coeur…
 
                 
          Je me souviens d’un de ces derniers noëls passé avec mon père. Mes frères avaient reçu en guise de cadeau un martinet et moi-même qui avais dû me montrer moins rebelle eus droit à un paquet de bonbons.
     J’étais effectivement moins rebelle … En me pliant à toutes ses volontés, je gagnais peut être des bonbons mais surtout la paix !
 
Mes frères et moi-même n’avions pas été, à ses dires,  à la hauteur de ses espérances. Nous savions que ce genre de cadeau fait à mes frères ne faisait que confirmer le coté sadique de la personne que mon père avait gentiment épousée.
 
           Mon père décéda le premier décembre mille neuf cent quatre vingt deux, à sept heure du matin, seul et dans la misère.
L’alcool aura eu raison de cet homme que la guerre n’avait pas vaincu.
 
           Lors de mes vacances en région parisienne, chez mon oncle et ma tante, je fus victime d’attouchements sexuels, je n’avais que treize ans, ils étaient consentants tous les deux.
Après des années de réflexions, et une conversation avec le fils de ma tante, je pus me rendre conte que je n’étais pas leur seule victime.
Cette journée d’été représenta pour moi « le premier contact sexuel » avec un homme… Sa femme avait épousé ce criminel alors qu’elle avait trois enfants, tous les deux ensemble n’en auront jamais…
 
          Je ne dévoilerais décidemment ce secret honteux que des années après, lors de mes premières années de vie en couple…
 
 
         Lors de ces vacances, qui ne furent pas que dramatiques, nous étions au calme et nous étions chouchoutés quand même : Quelques cadeaux, des sorties agréables et surtout pas de disputes ! Nous oubliions pour quelques jours les conflits conjugaux, et redevenions simplement des enfants.
 
********
 
          Nous vivions dans la campagne entourée d’animaux de la ferme, ils étaient mes amis et mes compagnons d’infortune, ma seule raison d’exister.
                
           L’espoir de revoir ma mère ne m’avait jamais quitté.
 
Juin soixante treize fut un mois décisif dans ma vie : Ma marâtre avait conclu avec un compagnon de cure de mon père, un alcoolique chronique, un mariage … le mien !
 
Il était maçon de métier, et célibataire, âgé de quarante quatre ans, de petite taille, et … franchement très moche.
Quelle importance pour elle ?... Les travaux dans sa maison seraient gratuits, au moins la main d’œuvre !
Je n’avais que seize ans et ma vie ne pouvait pas s’arrêter la, mariée si jeune à un alcoolique chronique de 28 ans mon aîné !
 
         J’avais commencé à avoir comme on dit « des amoureux », dont le fils de mon voisin, et un jeune, d’un centre de redressement qui était situé à environ deux kilomètres de chez nous dans un ancien château, et dont mon père avait été veilleur de nuit. 
Cet alcoolique ne m’inspirait rien, mais j’eu une ou deux fois des relations sexuelles avec lui… sans aucune explication sur les dangers du sexe et la gravité de cet acte, il fut malheureusement celui qui me dépucela.
 
        Le regret d’avoir été naïve, me hante et comme je dois être le plus juste possible avec vous, je l’avoue : Je n’avais aucune idée de ce que cela pouvait représenter et de la gravité de ce que, lui, me faisait.
Je n’avais que seize ans à peine. 
Lorsque je repense à cette période de ma vie, je ne suis pas fière…
 
par LAURA
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Mardi 1 janvier 2008

 

           Apres mon arrivée, chez ma mère, il continua a me chercher, en m’envoyant des cadeaux, il croyait m’acheter, il se déplaça même jusqu'à la Bretagne, la ville ou était installée ma mère ou il la rencontra, elle le remis a sa place, il avait gentiment pensé et dit que j’étais enceinte, se qu’il n’avait pas compris s’est que l’avortement était légalisé.

 

         Et de toute les façons, je ne l’étais pas heureusement.

 

           Se passage la, de ma vie, je l’occulterais pendant plus de trente ans, s’est la première foi, que j’en parle aujourd’hui, je refuserais de me l’avouer, personne ne connaîtra se passage, cette vérité qui m’empêchera de vivre.

 

           Je mettrais cette relation sur un abus, au même titre que les attouchements subis par cet oncle par alliance.

 

 

          Quelques jours après la mise en application de ce mariage, je quittais le domicile de mon père, une fugue que je n’avais pas prévu et qui bouleversas ma vie, aidée par une femme de plus de soixante dix ans qui connaissait mon enfer, et ne demandait qu’a m’aider.

    Cette personne avait été employée par ma belle mère pour des travaux de ménage, encore une chose qui pouvait rendre jaloux les habitants du village.

 

          Quelques mois auparavant, ma mère était venu chercher, mon frère aîné, que ma belle mère avait fait internés, pour des soit disant gestes zoophiles, une vengeance de femme, il avait eu le tort de reprendre contacte avec notre mère.

 

                 Je pensais impossible que ces deux  femmes soient en relation, je me trompais, la mère de ma belle mère qui était une femme merveilleuse et ma mère biologique correspondaient ensemble depuis le début de notre kidnapping et grâce a ce contacte, elle fut au courrant de son internement abusif et faire le nécessaire pour le sortir de cet enfer, j’appris des années après que mon père avait subis la même chose, interné il devenait inoffensif.

 

            Mon frère mit fin dans la nuit à ses jours, le trois novembre mille neuf cent quatre vingt cinq, les secours le retrouverons sans vie sous des cartons derrière un portail, le doute du suicide me poursuit encore aujourd’hui, car après l’avoir vue a la morgue, il était flagrant qu’il avait subit de mauvais traitement, et lors de la remise de ses vêtements au commissariat, il y avait du sang.

 

          Apres enquête d’une dizaine de jour, le rapport disait <mort médicamenteuse>, donc suicide.

 

          J’abdiquais pour le rapport !

 

                Une longue route se déploya devant moi, plus de six cent kilomètre, aucune connaissance de la direction et pourtant, j’arriverais a bon port, plus de vingt quatre heure après, avec au fond de moi de la honte et de la joie, un profond sentiment d’abandon, j’oubliai mes animaux, ma demie sœur, et mes deux demi frères issu de cet union, mais a peine partie, mon père me manquait déjà ainsi que tous se petit monde, car je ne comprenait pas sont comportement, mais je l’aimais et ne lui en voulais pas du tout, il représentait l’amour et la tendresse, mais aussi la faiblesse.

 

        S’était un homme timide, réservé, sans caractère, et vivait avec un grand regret celui de nous avoir infligé se sort !

 

             L’angoisse de retourner dans cette ville, la ville qui m’avait vu grandir, mais qui m’avait retirée l’amour de ma famille, et le bonheur, un mélange de joie et de haine, un profond sentiment de solitude, je venais de quitter une maison au milieu des bois pour entrer dans une ville, et de plus, chose que je constaterais, après, un appartement dans une cité, mauvais troc.

par LAURA
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Mardi 1 janvier 2008

 

          Lorsque j’arriva dans la ville du bonheur, un sentiment de peur m’envahi, je n’avais plus mon père mais ma mère, ou était t-elle ! Et qui était-elle ! Plus de sept années s’était écoulée et le souvenir de se visage ne me revenait que très faiblement, j’eu l’idée d’aller chez mes tantes qui elles ne pouvaient déménager, une petite rue classée aujourd’hui monument historique, auprès d’une chapelle superbe, le berceau de mon enfance, une petite maison avec une seul pièce, des lits clos, un toit de chaume, la Bretagne, rien n’avait changé, même pas elle, ses deux femmes étaient le reflet de mon enfance.

 

            Je frappai à la porte ouverte, une chose que je ne faisais jamais avant, car j’étais chez moi !  J’avais grandi entre la rue notre dame ou ma tante habitait et chez ma mère un petit appartement au pied d’une colline d’ardoise, chaque recoin d’un endroit a l’autre, je les connaissais.

 

 

          Tante Marianne arriva, elle n’avait pas changer, on arrive, dans la vie, a un age ou plus rien ne nous change, nous étions toutes les deux l’une en face de l’autre.

 

  Comme si nous nous étions quittée hier.

 Tante s’est moi !

 Mais qui, au gaste ! Me répondit elle !

       Mais moi tante, Rosen !

 Oh, Rosen comme cela fait si longtemps, tu étais si petite et tu es si grande !

         Dans son regard, la joie l’embellissait, deux larmes  coulèrent sur ses joues rosée par le fard, et sur mes joues, les traces d’un rouge a lèvres qu’elle appelai rouge baisé, une grande marque d’avant guerre,  et qui ne devait surtout pas marquer, déposées avec amour, mon dieu comme elle était belle !

     Assis-toi, tu veux un jus, avec un gâteau !

           Je n’avais rien mangée depuis le soir d’avant et mon estomac hurlait.

          Oui tante, l’odeur de son café me renvoyait des années avant, sept années s’est très long, il faut dire que la Bretagne a des odeurs de jus, toutes les maisons en sont parfumées, s’était l’odeur du café chicoré, un mélange économique de guerre, juste a se moment la, un voisin de ma mère passa dans la rue, Michel, ma tante l’arrêta, mon frère en descendit l’arrêt fut rapide, mon frère rentra dans la petite maison Michel le suivi, ma tante dit a mon frère, mais c’est Rosen ta sœur, elle ne m’avait pas reconnu mais voulait que les autre me reconnaisse, dans les yeux de mon frère je peut lire le reflet d’une souffrance, il aurai du faire parti du kidnapping , mais il y avait échappé, il était sur la liste du tribunal, ils partirent tous les deux a la recherche de ma mère, et me la ramena rapidement.

par LAURA
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