Je tiens particulièrement à écrire et à partager avec
vous, une grande partie de ma vie, peur être même la seule qui restera gravée à jamais dans ma mémoire car je doute, qu’après, il me sera possible de reprendre une existence
normale.
Etre, maman, mamie, femme, prostituée et chef de famille ce n’est
pas simple du tout, croyez-moi !
Debout tous les matins à six heures et couchée a vingt deux heures ou plus
tard, sans jamais pouvoir se reposer sur des épaules solides, ou partager ses angoisses...C'est mon lot quotidien ...
J’étais une jeune fille élevée à la campagne avec des principes, au
milieu des animaux, de père militaire de carrière, une belle mère qui nous imposait une culture générale, des bonnes manières, de l’éducation.
Comment peut-on, s’obliger à vendre ce que nos parents nous ont offert de
plus précieux??? Je veux dire ... son corps sans aucun regret...
Peut être pour survivre dans une société qui nous l’impose ? qui nous y oblige ?
Je commencerais ce livre par respect pour celui qui chaque jour depuis deux années partage avec moi de longues journées
d’angoisse, le seul qui m’aime "moi" et personne d’autre... mon bras droit, mon idole : Mon chien, il ne peux parler …dommage, ! Mais il ressent, c’est plus mon Fidel
compagnon.
A la gloire d’Ulysse, mon ami
Les enfants du paradis sont des enfants sur terre
Alignés comme des radis, contre leur mère
Les enfants du paradis sont les enfants sur terre
Aux paupières arrondis, à l’iris délétère
L’iris délétère il est venu sur terre
Sans rien demander
Comme une pluie d’hiver, sur une ville inondée
Est-ce pour nous aider à supporter la peur du noir
Le tremblement de nos mémoires, le choc de nos mâchoires
Renvoyez-moi d’ou je viens, d’où je suis né, d’où je me souviens
Des perles de tendresse, sanglot de l’ivresse
Renvoyez-moi d’où je viens, sans le moindre mal vous savez bien
Que j’ai pas vraiment grandi depuis, le sang me frappe les tempes
Renvoyez-moi d’où je viens par le même canal, le même chemin
L’éternel douleur, de la vallée des pleurs
Renvoyez-moi pour mon bien, je n’en veux pas plus, je ne demande rien
Que de nager dans le grand liquide, comme un têtard aux yeux vides
Maman tout compte fait, tu sais le monde étouffait
Plus tu vas vers l’infini, plus tu sais que c’est fini
Que savez-vous de moi triste décors
Piétiner le reste quand le monde à la peste, ce qu’il te reste
C’est ma forme endormie, dans une couverture sur la banquette dure
C’est seule figure, ton seul paysage, couché comme une image
Le visage de l’ange qui dort dans son lange, tombée des cieux
D’une époque à vomir, ne plus rien voir, ne rien retenir
Tout ce qui te reste c’est la forme endormie sur la banquette dure
Comme une plume d’ange, tombée des cieux.
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Ma vie, je ne l’ai finalement passée qu’avec les hommes.
Lors de ma conception déjà, je dus partager l’utérus de ma mère avec ce sexe, nous étions deux et évidemment l’autre était UN MEC, mon frère jumeau.
Nous sommes donc nés tous les deux, le vingt sept novembre mille neuf cent cinquante six, le matin, (je suis matinale), a quimper Finistère sud. Ma grand-mère ce jour là accompagnait ma mère, et
attendait patiemment l’heureux événement de cette merveilleuse journée.
Soudées, ces deux femmes l’étaient… Elles ne se quitteront jamais…
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